L’entrepreneur du dimanche : peut-il être un slow entrepreneur ?

L’entrepreneur du dimanche : peut-il être un slow entrepreneur ?

 

Quand on se lance dans l’entrepreneuriat, et ça vaut également pour le slow entrepreneuriat, très vite on ne compte plus ses heures (mais quand on aime on ne compte pas n’est-ce pas ?). C’est d’autant plus vrai si comme je l’ai fait, on démarre son activité en étant toujours salarié en parallèle. Et encore plus si on est amené à travailler même le samedi dans le cadre de son activité salariée (ah ! les joies de la grande distribution !) De là à devenir littéralement un entrepreneur du dimanche, il n’y a qu’un pas !

L'entrepreneur du dimanche est-il un slow entrepreneur ?

Entendons-nous bien, ici je n’évoque pas l’organisateur événements, le commerçant ou le restaurateur qui travaille le dimanche dans le cadre normal de ses activités (encore que j’aurais pas mal de choses à dire sur le sujet). Je parle simplement de l’entrepreneur solo, qui sacrifie une partie de son sacro-saint repos dominical pour faire avancer ses projets entrepreneuriaux.

Cet entrepreneur du dimanche peut-il se revendiquer slow entrepreneur ? Cette question m’a été posée sur le groupe Facebook de la Slow Organisation, un certain dimanche, alors que je venais de publier un message de bienvenue aux nouveaux membres de la semaine. Pour être tout à fait exacte, il m’a été demandé (gentiment) si c’était slow de publier le dimanche. En revenant sur cette question, j’ai assez naturellement étendu ma réflexion autour de l’entrepreneuriat au sens large.

C’est vrai que sur le papier, on imagine mal pourquoi une personne qui aspire au slow entrepreneuriat se transformerait en entrepreneur du dimanche acharné. Adopter la Slow Entreprise n’est ce pas justement le moyen de préserver un temps libre de qualité à consacrer à son bien-être, sa famille, ses loisirs ?

Pour être tout à fait franche d’ailleurs, en temps normal je ne publie pas le dimanche, sauf peut-être dans le cadre des fêtes (Pâques, fête des mères…) mais ces publications sont programmées à l’avance pour que mon dimanche reste un jour sans réseaux. C’est important pour moi. Je me donne ainsi les moyens de déconnecter, au moins le temps d’une journée. Par la même occasion, je n’appelle pas mes abonnés vers les réseaux et leur laisse également l’opportunité de déconnecter.

Cette fois-là, j’ai fait exception, tout simplement parce que j’avais oublié de publier ce message la veille, et que j’ai ressenti le besoin de rattraper le coup.

Est-ce que ça me tenait à cœur ? Absolument !

Est-ce que j’ai agis contrainte et forcée ? Pas du tout !

 

Elle est là la clé !

Parce que même si je suis désormais entrepreneuse à plein temps, je ressens encore parfois le besoin de travailler sur mon projet professionnel le dimanche. Ce n’est pas tout le temps évidemment, la priorité ira toujours à mes proches et au temps passé avec eux. Mais soyons réalistes, certains weekends ils ont juste envie qu’on les laisse tranquille devant leur ordi, leur tablette ou avec leurs petites voitures et leurs figurines de super héros… Et moi, j’aurais bien tort de ne pas en profiter pour développer mon activité.

Alors certes, le dimanche, je ne suis pas dans la communication. Mais il y aura toujours quelque chose sur lequel prendre de l’avance. Un article à écrire, une vidéo à tourner, une page du site à mettre à jour… Et cette avance que j’aurais engrangée sera peut-être celle qui me permettra de me libérer pour une séance de cinéma en famille, ou une après-midi au parc la semaine suivante. Pourquoi devrais-je m’en passer sous prétexte qu’être un entrepreneur du dimanche semble à première vue à contre-courant de la philosophie du slow entrepreneuriat ?

L'entrepreneur du dimanche prend simplement de l'avance pour le reste de la semaine

L’entrepreneur du dimanche peut évidemment être un slow entrepreneur (ou pas). Il n’y a pas de réponse toute faite. La base de la Slow entreprise, je ne le dirais jamais assez, c’est d’être à l’écoute de son rythme et de ses valeurs. Et si l’envie de travailler me titille, être à mon écoute c’est aussi faire la part des choses et ne pas m’empêcher de me mettre au boulot sous prétexte qu’on est dimanche.
Je fais ce que je veux, je fais comme je le ressens. Qui me dit que lundi je serais dans mon assiette ? Qui me dit que mardi ne va pas s’abattre sur moi la pire flemme de tous les temps ?

Si je suis disponible, si j’ai l’envie, si j’en ressens le besoin, peu importe qu’on soit dimanche, j’entreprends !

De la même manière, si en pleine semaine je dois jouer les gardes-malade, que je suis moi-même malade, que je ressente le besoin de tout couper et me faire un marathon de série, alors je déconnecte, même si c’est un jour théoriquement travaillé.

Se réserver le luxe d’être un entrepreneur de tous les jours, et même un entrepreneur du dimanche, de pouvoir en contrepartie s’octroyer une journée off au vrai moment opportun, c’est pas ça finalement, le grand avantage d’adopter le Slow Entrepreneuriat ?

 

[Cet article à été intégralement rédigé sans culpabilité un jour férié] 

 
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