La rédaction web anti-SEO

La rédaction web anti-SEO

 

Je suis une rédactrice web non SEO, qu’on se le dise ! Je ne fais pas d’optimisation SEO de mes textes (ou à peine). J’ai mis du temps avant de le revendiquer parce que j’avais l’impression que ce n’était pas logique de proposer des prestations de rédaction sans SEO (Non mais allo quoi ! T’es rédactrice et tu fais pas de SEO ?).

 Aujourd’hui, j’ai décidé d’assumer mon côté anti-SEO, et je le vis très bien !

Redaction web anti-SEO - Arrête d'écrire pour des robots

Si tu viens de débarquer sur la webosphère, ou si tu n’as toujours du mal à comprendre en quoi consiste le SEO (Ou Search Engine Optimization), sache que c’est simplement l’ensemble des procédés qui permette d’optimiser le référencement naturel de ton site vis-à-vis des moteurs de recherche.

Il y a une tripotée de trucs qui peuvent t’aider à y parvenir (liste non-exhaustive, je précise pour les puristes) :

💬 Une rigueur technique : utiliser des balises titres, les balises strong, des méta-descriptions…

💬 Une grande application dans la rédaction : proposer des textes suffisamment longs, développer un champ lexical riche et précis autour de son sujet, utiliser des mots clés et les placer à bon escient… (C’est la seule partie que j’aime bichonner personnellement.)

💬 Des liens de qualité : que ce soit les liens internes ou externes que tu proposes, mais aussi les liens qui redirigent vers ton site.


En bref, optimiser ses contenus SEO, c’est un peu devenir le rédacteur qui murmure à l’oreille des moteurs de recherche.
Plus tu es SEO, et plus ils te comprennent. Plus ils te comprennent et mieux ils te recommandent aux personnes qui lancent des requêtes dans tes thématiques (en théorie en tous cas).

Oui, mais ! Adopter une approche SEO stricte, c’est standardiser d’une certaine façon sa manière d’écrire pour parler le langage des robots qui analysent ton contenu. Et il est très facile d’y perdre en authenticité.

Quand la technique prend le pas sur le supplément d’âme que tu pourrais donner à tes mots, tes textes plaisent peut-être aux algorithmes, mais ton lecteur aura du mal à être touché en plein cœur par ton message.

De ton côté, tu peux vite te sentir piégé par ces règles d’écriture à t’imposer et y perdre en personnalité et en enthousiasme. Dommage non ?


L’autre option : la rédaction anti-SEO

Avec l’avènement du storytelling, on nous rabâche de développer notre personnalité dans nos contenus, pour ensuite nous conseiller de tout standardiser sous pretexte d’optimisation SEO.
Ça me désole !

Je pars personnellement du principe que dans la vie tout est permis… Du moment où tu es prêt à en assumer les conséquences.

Si tu ne veux pas te lever pour aller bosser aujourd’hui, tu en as le droit, tu acceptes juste la possibilité que ton patron profite de ton absence injustifiée pour te virer.

Si tu ne veux pas communiquer sur les réseaux sociaux malgré ton statut de webentrepreneur, tu peux le faire (et ça va pas tuer tes affaires, je te rassure). Charge à toi de trouver d’autres canaux de communication pour te promouvoir.

Même combat pour le SEO ! Si tu fais le choix de ne pas te lancer dans une optimisation SEO au carré, tu diminues tes chances d’être repéré par les moteurs de recherche, mais ça ne veut pas dire que ton trafic va stagner ou que personne ne découvrira la richesse de ce que tu proposes.

C’est pourquoi je te le dis : être anti-SEO, c’est permis !


En quoi consiste la rédaction non SEO ?

Adopter une rédaction sans SEO, c’est tout simplement s’engager à écrire avec le cœur quoi qu’il arrive, à la manière d’une adolescente qui noircit son journal intime, sans filtre.

Quand tu écris pour ton journal personnel, quand tu rédiges un courrier ou même un mail, tu cherches à faire sens. Ton unique but est de retranscrire clairement une émotion ou de formuler un message clair pour ton correspondant.

Adopter une approche anti-SEO, c’est se concentrer plus sur le fond que sur la forme au final. Sans SEO, tu te donnes les moyens de mieux mettre en valeur le sens profond de tes contenus, et d’y égrener bien plus de personnalité.


Une rédaction sans SEO : toujours plus authentique

Quand je rédige un texte, ce que j’affectionne par-dessus tout, c’est de trouver les bonnes formules, les exemples qui font mouche.

C’est pas toujours facile, mais c’est tellement gratifiant de te relire et de constater que ton message est retranscrit exactement à ta sauce, sans détours, sans lissage.

Les règles et les standards, il faut l’admettre, ça peut tuer un élan créatif.

Quand je m’installe devant mon écran et que je commence à pianoter frénétiquement, j’oublie le temps, j’oublie les mots clés, j’oublie la mise en pages ou la structure de mes arguments. Et j’aime être emportée dans le flot des mots comme ça ! 

Parce qu’un texte, même s’il s’agit d’un contenu professionnel, devrait toujours transpirer le plaisir.
Un plaisir d’écrire pour toi, un plaisir de lire pour ton audience.

Les petits robots qui scannent ton contenu pour lui attribuer une position dans les moteurs de recherche n’ont ni cœur, ni humour.
Écrire uniquement pour eux, c’est risquer d’oublier que ton lecteur attend d’être informé certes, mais aussi d’être divertit, d’être interpellé, d’être convaincu, d’être charmé.


La rédaction web sans le SEO, est-ce un problème ?

Je t’avouais en introduction que j’ai mis du temps avant d’oser revendiquer ce statut anti-SEO que ce soit sur mon site, ou directement auprès de mes clients. Je peux aujourd’hui le faire sereinement.

Pour commencer, il faut comprendre que je ne propose pas une rédaction web zéro SEO.
Je sais très bien qu’un moteur de recherche doit comprendre le sujet du contenu pour pouvoir le référencer au mieux.

J’ai bien conscience de l’importance de placer des mots clés pertinents aux bons endroits. J’ai appris à le faire de manière subtile pour ne pas diluer l’essence de mes textes.
J’ai pas envie de marteler 50 fois la même expression dans un article sous prétexte de l’avoir choisie comme clé. 

De même, j’accorde une attention particulière au choix de mes URL et descriptions d’images. Et c’est tout !

Je me fous de savoir s’il est préconisé que mon article fasse 1337 mots, qu’il soit structuré en paragraphes de 3 phrases et contienne des passages importants soulignés en gras tous les 15.8 mots.

Peu m’importe d’avoir plus de chances d’être lue en optant pour une structure d’article en liste (format apprécié des robots parait-il).

Les articles en liste sont l’image même des standards du SEO : beaucoup de titres, beaucoup de mots clés…
« X astuces pour… » « X choses à savoir sur… » « X conseils pour ne pas…» , autant de titres qui pullulent et sont prisés. Mais cette structure est-elle gage de qualité ? Est-ce vraiment plus compréhensible pour le lecteur ? Pas sûr !


Arrête d’écrire pour les robots : moins de SEO, plus de WHAOU !

Adopter une approche anti-SEO, c’est te donner les moyens de produire des textes toujours plus inspirants. Et ça, c’est ta plus belle vitrine !

Certes, ce n’est pas la meilleure façon d’acquérir des nouveaux lecteurs. Le texte le plus inspiré ne rencontrera jamais son public s'il n'est pas communiqué efficacement. Mais ne crois pas que le référencement naturel soit la seule voie (promis, il y a d’autres moyens).

La rédaction non-SEO, c’est juste un très bon moyen de te démarquer, de séduire et de fidéliser durablement ton auditoire grâce à ta personnalité unique.
Parce que c’est toi. Parce que ce sont eux.

 
Ta page à propos : L’histoire dont tu n’es pas le héros

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Unique ou multiple : 2 exemples de storytelling

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