Je suis trop perfectionniste, c’est grave docteur ?

Je suis trop perfectionniste, c’est grave docteur ?

Dans un entretien d’embauche, quand on interroge sur les défauts des candidats, le perfectionnisme est parmi les tares les plus citées. On estime en fait souvent que le perfectionnisme un noble défaut. Mais est-ce vraiment le cas ? Et si ton perfectionnisme t’empêchait d’avancer dans la vie ? Je l’ai déjà évoqué dans mes articles sur l’organisation à la paresseuse, ou encore récemment en évoquant l’attente du moment idéal, mais être trop perfectionniste peut tout simplement paralyser.

 

Etre trop perfectionniste et perdre du temps

C’est le bémol le plus évident à mon sens. Tu agis en général vite et bien, mais tu perds un temps fou en fioritures. Tu peux écrire un texte en une heure et passer trois heures à le corriger, le peaufiner, changer une tournure de phrase par-ci, ajouter une virgule par-là… Comme on dit le mieux est l’ennemi du bien. Ton rendement finit par être décevant et tu risques d’accumuler du retard à vouloir trop bien faire.

 

Etre trop perfectionniste et finir par procrastiner

C’est un comble mais c’est avéré, le perfectionnisme amène bien souvent à la procrastination : tu mentalises ton projet, tu vois son déroulement, tu appréhendes le moindre grain de sable dans l’engrenage. Dans ta tête, tout devient énorme, insurmontable et intimidant. La peur de l’échec t’empêche d’agir, puisque tant que tu ne lance rien, tu ne peux pas être déçu, CQFD ! Au final, tu ne fais que repousser sans cesse le moment de te mettre à l’action.

Exiger la perfection nuit gravement à ta productivité !

 

Comment dompter le perfectionnisme ?

Comme pour tout travail profond à faire sur soi : la première étape est évidemment de prendre conscience qu’il y a un couac. Si tu souffres parce que ton entourage ne perçoit pas la perfection de ton travail, ou ne réalise pas les exigences que tu t’imposes, il est temps de lever le pied ! Je suis persuadée que personne ne t’en demande autant (sinon toi).

Le seconde étape, c’est le lâcher prise : tu reconnaîtras qu’entre « J’ai tout foiré » et « « Je me suis débrouillé comme un chef ! » il y a une multitude de ressentis possibles ! Accepte que toutes les taches n’exigent pas l’excellence ! Prends en compte que certains résultats « moyens » n’ entraînent pas forcément des conséquences catastrophiques.

En troisième lieu, revois ton échelle de valeurs et établis des priorités, fais des compromis. Garde un niveau d’exigence élevé sur ce que tu sais faire, ce que tu as envie de faire, et accepte d’être moins efficace sur le reste ! Lâche du lest sur les fardeaux, ne fais plus, ou délègue à quelqu’un qui s’en chargera mieux que toi. Vois le chemin parcouru et respire à nouveau !

 

Alors, prêt à mettre ton perfectionnisme au placard pour te simplifier la vie ?

Eviter la surconsommation dans ton dressing: les questions à se poser avant d'acheter

Eviter la surconsommation dans ton dressing: les questions à se poser avant d'acheter

Attendre le moment idéal: comment se trouver une excuse pour ne pas avancer ?

Attendre le moment idéal: comment se trouver une excuse pour ne pas avancer ?

0