Bloguer sans écrire (ou presque)

Bloguer sans écrire (ou presque)

 

Pour créer des contenus attractifs, il est primordial de développer ton style, une signature éditoriale personnelle et irrésistible, ce petit truc en plus qui te démarque de la horde de tes concurrents.
Le hic, c’est que tout ça est assez abstrait. Trouver ce « je ne sais quoi » qui te caractérise n’est pas si facile.
Ajoute à ça le fait que tu ne te sentes pas forcément l’âme d’un écrivain, il faut alors peu de chose pour rendre le blogging effrayant à tes yeux. Pourtant, bloguer sans écrire ou presque, c’est possible !

Je dis souvent que je ne suis pas blogueuse, mais que je blogue pour mes activités. Et c’est un poil différent. Parce que bloguer pour promouvoir une activité professionnelle, c’est plus qu’écrire.
Bloguer pour donner de la visibilité à ton métier, à tes offres, c’est trouver des sujets qui intéressent ton audience, qui servent tes activités, et que tu proposes à tes lecteurs sur un écran d’argent (à défaut de plateau) en choisissant les mots justes pour les séduire.

Comble de l’inconscience, tu remets le couvert à fréquence régulière : d’une fois par trimestre, si tu es adepte du slow blogging à plusieurs fois par jour en mode acharné ( 🤯 Fais gaffe au burn-out du blogueur quand même !)

bloguer sans écrire ou presque


Tout le monde peut bloguer, mais écrire n’est pas fait pour tout le monde.

C’est le moment pour moi de te rassurer si tu es fâché avec l’orthographe, si tu as du mal à retranscrire tes idées noir sur blanc, ou si plus simplement l’éventualité même d’être cloué des heures durant devant ton écran pour pondre un article de blog te donne des boutons.

Il n’est pas nécessaire d’écrire pour bloguer. Eh ouais !
Tu peux trouver plein de moyens d’exprimer tes idées sans avoir à rédiger des kilomètres de lignes. Tu peux tout à fait bloguer sans écrire, ou presque.

Je précise « presque », parce qu'il ne faut pas se voiler la face non plus. Tout contenu, qu’il soit rédigé en mode minimaliste, présenté en audio ou en vidéo, te demandera de plancher sur quelques lignes de rédaction, ne serait-ce que pour ajouter des titres, des descriptions, ou de rédiger une publication sur les réseaux sociaux pour le promouvoir.

Même si tu délègues la rédaction de tes contenus, ou si tu les fais retranscrire, tu devras développer des talents de relecture, de révision, de correction


Bloguer avec peu de mots

La rédaction minimaliste

Tu as peut-être déjà lu un expert marketing/rédaction/blogging qui t’annonçait comme une vérité absolue qu’en dessous de 500 mots, c’est même pas la peine d’oser publier un article de blog. Pourquoi ? À cause de notre faux ami le SEO !
C’est logique : plus ton article est long, mieux tu peux le bourrer de titres, sous-titres et mots-clés… Ouais. Et après ?

Certains rédacteurs ont l’art de séduire les foules en quelques mots. Pourquoi faire plus et diluer le message ? Ton style, c’est peut-être tout simplement d’être percutant ! Tu as le droit de pondre des textes courts. Personne ne te demande un rapport détaillé et sourcé à chaque publication.

La rédaction minimaliste, c’est aussi à mon sens l’art de réutiliser son contenu. Tu peux utiliser les mots déjà rédigés pour leur donner une nouvelle vie.
Je t’explique comment faire dans la vidéo qui suit si le cœur t’en dit.

La retranscription

En ce qui me concerne, je suis clairement une femme de lettres. À l’écrit, je gère, c’est fluide, j’exprime exactement ce que j’ai en tête. À l’oral, beaucoup moins… Mais c’est peut-être différent pour toi.

Et si c’est le cas, pourquoi ne pas tenter une autre approche de l’écriture. Rien ne t’empêche de devenir un auteur de talent, même si tu n’as pas la fibre de l’écriture. Remplace les prises de notes par des prises de son !

Tu peux rédiger tes textes en utilisant un système de reconnaissance et retranscription vocale. Ce genre de logiciel retranscrit en temps réel ce que tu lui dictes. C’est plutôt cool non ?
Enfin pour la théorie en tout cas, parce qu’en pratique, ce n’est pas si simple.

Le rendu n’est pas parfait et tu dois corriger ce qui a été transcrit. (et ça nécessite parfois beaucoup de corrections, surtout au début de l’utilisation, le temps de prendre le pli de bien ARRR-TI-CU-LER, et encore plus si ton microphone n’est pas d’une qualité exceptionnelle).

La preuve par l’exemple ? Je me suis amusée à dire : « Et si j’écrivais un article de blog sans utiliser mes mains ? »

💬 Voilà ce que ça donne sur la démo de Speech to Text : « Si j'écrivais un article de blog sans utiliser mais ma point d’interrogation “.

💬 L’essai est plus concluant sur Dictation : « et si j'écrivais un article de blog sans utiliser mes mains ? »

💬 Idem pour Speechnotes qui a eu la gentillesse de placer une majuscule en début de phrase pour retranscrire exactement ce que je voulais dire sans avoir à retoucher le texte : « Et si j'écrivais un article de blog sans utiliser mes mains ? ».

Pour un rendu de qualité assuré, tu peux envisager une transcription non robotisée de tes fichiers audio. Il suffit de t’enregistrer sur un dictaphone, ou via l’enregistreur vocal de ton PC ou de ton téléphone. Tu peux alors retranscrire toi-même tes textes ou faire appel à un professionnel pour le faire.
Il te faudra ensuite mettre en forme le résultat avant de le publier comme un article de blog standard.

L’appel à un rédacteur extérieur

Je ne le dirais jamais assez, le meilleur moyen de se débarrasser d’une tache, c’est de la déléguer ! Et déléguer la rédaction de ses contenus ça peut évidemment dire faire appel à un rédacteur professionnel, mais pas que !


Tu peux aussi envisager de faire participer des auteurs invités qui contribueront le temps d’un article, ou une série d’articles, à proposer du contenu sur ton blog sans que ça te coûte en temps de rédaction. C’est une méthode gagnant-gagnant. Toi, tu gagnes un contenu clé en main à publier et tes invités gagnent des liens de qualité qui pointent vers leurs propres sites. C’est super intéressant !

Tu peux alors proposer à tes intervenants de produire un article libre dans leur domaine de prédilection, ou de réaliser une interview en répondant à des questions que tu auras toi-même rédigées.

Pour des collaborations réussies, il te faudra choisir judicieusement tes invités afin de t’assurer qu’ils apportent une vision complémentaire aux thématiques que tu abordes habituellement.

Mon conseil : sois intransigeant au niveau de la qualité de rédaction, plus que de la notoriété de la personne. Blogueurs débutants avec peu de followers, ou expérimentés avec un bus de fans accroché à la caravane, c’est pas ça qui compte au final. Évidemment, c’est judicieux de faire participer des gens qui ont une notoriété équivalente ou supérieure à la tienne, mais ce qui prime, c’est d’être en phase avec ce que la personne revendique, sa personnalité, son style.

Personnellement, il m’est arrivé une fois de refuser la publication d’un article.
Ça m’a fait mal au cœur pour la personne qui avait passé du temps à l’écrire, mais j’avais été perplexe dès le départ sur le style proposé sur le blog invité que je trouvais technique et sans âme (site d’une agence spécialisée dans la rédaction SEO, ceci explique peut-être cela…).
J’en ai fait part plusieurs fois à la rédactrice qui n’a pourtant pas pris cet aspect de ma ligne éditoriale en compte pour rester dans son propre style. Et ce fut un flop…

Impossible pour moi de publier l’article fourni qui correspondait à peu près à tout ce qui me hérisse le poil dans la rédaction web ultra SEO.
C’est, je crois, la seule collaboration qui est venue à moi sans que je l’aie choisie, et ça s’est ressenti au final. En matière d’invités, je te conseille vraiment de proposer par toi-même des collaborations aux gens qui te font vibrer, et d’étudier avec soin les propositions que tu reçois. Le rendu n’en sera que meilleur !

💙 Découvre mes invités :

Valériane Eulry & ses astuces d’organisation pour booster la créativité
Pierre Ammeloot & ses techniques pour automatiser ses activités
Edna Mendès & ses dossiers de presse manuscrits
Jaël Bruaux et son métier d’ecrivain public


Le VLOG : Le blog vidéo

Si écrire t’ennuie profondément, tu préféreras peut-être te lancer dans l’aventure vidéo avec un VLOG. Au-delà du fait que tu ne chopperas pas de crampes à la main à force de pianoter sur ton clavier, le format vidéo a une autre magnifique qualité, c’est qu’il est très facile à lancer !

En effet, tu peux opter pour une communication 100 % vidéo-ludique via une chaine Youtube ou IGTV par exemple, sans même avoir de site ou de blog à ton nom. C’est donc plutôt simple à mettre en place si tu veux te lancer rapidement et diffuser tes précieux conseils au plus grand nombre en instantané. À côté de ça, tu peux aussi créer un article de blog qui présente chacun de tes nouveaux contenus vidéo.

Le format vidéo, c’est sympa si tu es à l’aise avec ton image.
Quoi que rien ne t’oblige à montrer ta trombine, tu peux opter pour des images d’illustration ou des slides pour illustrer tes propos. Et là encore, tu peux même si le cœur t’en dit faire appel à des intervenants et proposer des interviews ou des discussions thématiques.

Le Podcast : Le blog audio

Le podcast est un format qui a le vent en poupe. Dans les transports en commun ou en voiture, tu peux t’informer sans avoir besoin d’avoir l’œil sur l’écran. Au travail, le temps d’une pause, tu peux trouver l’inspiration en fond sonore et vaquer à tes occupations.

Le podcast, c’est les avantages du format vidéo, la vidéo en moins. J’ai tendance à dire d’ailleurs que le podcast est très complémentaire au format vidéo.
En effet, il y a une chose ultra-simple à faire si tu produis déjà du contenu vidéo, c’est de le transformer en podcast. Il existe tout un tas de logiciels facile d’utilisation qui te permettent de séparer les pistes son et image d’une vidéo. Tu peux donc récupérer le son de tes vidéos existantes, le retravailler au montage éventuellement, et lui donner une nouvelle vie au format podcast.

Là encore, le podcast est très facile à lancer que ce soit sur des plateformes spécialisées en créant une chaîne, ou sur des plateformes de diffusion connectées au flux RSS de ton site.

Tu peux bloguer sans écrire ou presque, mais en coulisses les paroles s’envolent et les écrits restent.

On l’a vu, il existe des tas de moyens de bloguer sans écrire, ou très peu. Comprends bien que ça concerne la partie visible de tes publications. Derrière l’écran, là ou la magie opère, tu devras pourtant toujours écrire un minimum.

Parce que même une vidéo ou podcast, ça se prépare, ça se structure. Et par conséquent ça passe par des phases de brouillon, d’élaboration et donc d’un minimum de rédaction.

Si t’es comme moi, et que tu ressens le besoin de rédiger l’intégralité de ton speech mot pour mot, ça ne te prendra pas moins de temps de rédaction qu’un article standard. Au contraire, tu devras additionner les temps de tournage, de montage, de visionnage

Si par contre tu es en pleine confiance est que tu n’as besoin que de quelques mots-clés griffonnés pour produire un contenu audio-visuel de qualité, c’est un excellent plan gain de temps !

 
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