7 péchés capitaux pour un parfait storytelling

7 péchés capitaux pour un parfait storytelling

Chaque communiquant qui part à la découverte du parfait storytelling doit apprendre à se connaître en premier lieu, puis à identifier les facettes de sa personnalité qu’il faudra mettre en avant, sa touche personnelle, celle qui le rend unique et irrésistible. Vient ensuite le moment de mettre en mots cette valeur ajoutée.

La quête du storytelling parfait n’est donc pas une aventure de tout repos. C’est une histoire d’introspection avant tout, d’exposition de tes talents et de ton « moi » profond. Et creuser à la recherche ton identité véritable, c’est souvent faire face à tes propres failles.

Je suis d’avis que les défauts n’existent pas dans l’absolu. Chacune de tes faiblesses peut être retournée à ton avantage si tu sais t’y prendre.

Tu ne perdras pas ton âme à succomber aux 7 péchés capitaux dans ta manière de communiquer. Tu peux au contraire utiliser tes petits démons pour mettre en lumière ton authenticité et rayonner dans ton domaine.

7 péchés capitaux pour un parfait storytelling


L’avarice du parfait storytelling : savoir se taire

On ne peut pas dire que je sois avare de mots.
Je chéris les phrases longues et argumentées. J’aime les textes riches et fournis. J’adore parler de moi, de ma vie, de mes activités…
C’est sans doute pour ça que je suis d’autant plus consciente que dans certaines circonstances, le silence est d’or.

Dévoiler ta personnalité dans tes textes, c’est super !
Ose illustrer tes propos avec des anecdotes (qu’elles soient personnelles ou empruntées). Ceci dit, demande-toi toujours si l’histoire est pertinente, si elle apporte vraiment une valeur ajoutée à ton contenu.
C’est d’autant plus vrai quand il s’agit de bien rédiger une page à propos par exemple.

Des pages à propos, j’en consulte beaucoup. Et je suis toujours perplexe quand j’y découvre une biographie indigeste. Le storytelling parfait dans une page à propos, c’est l’art de raconter l’histoire dont tu n’es pas le héros.

Décris le public à qui tu t’adresses. Montre la richesse de ce que tu peux lui apporter. Présente-toi, certes, mais sans en faire un CV plombant. Sois avare de banalité !


La colère dans un parfait storytelling : se battre pour la bonne cause

Quand tu développes une image de marque, tu commences à marcher sur des œufs dans ta manière de communiquer. Tu ne veux rien dire qui puisse déplaire. Tu ne veux pas t’attirer les foudres de ton public pour un mot mal placé. Et c’est humain !

Ceci dit, tu as le droit d’affirmer tes positions, voir de te battre contre certains principes. Ça ne veut pas dire que tu vas déplaire. Bien au contraire !

Si tu as déclaré la guerre à certains procédés, tes lecteurs sont sans doute de ton côté ! (et s’ils ne le sont pas, c’est un beau défi à te lancer que d’essayer de les convaincre)

Identifier un ennemi commun, c’est aussi montrer à ton public que vous partagez des valeurs. Et ça, c’est déjà tisser du lien.
Accorde-toi des moments de colère. Autorise-toi les coups de gueule et les critiques constructives !


L’envie du parfait storytelling : une jalousie bien placée

Je suis de celles qui pensent qu’il ne sert à rien de perdre du temps à envier la concurrence. Tout simplement parce que peu importe ton domaine d’activité, tu as très peu de « vrais » concurrents : des personnes qui proposent la même chose, avec la même méthodologie, les mêmes valeurs, la même cible, au même prix… Est-ce que ça existe vraiment au final ?

Ce n’est donc pas aux concurrents que tu dois jeter des œillades pleines d’envie quand tu bâtis ton storytelling parfait. Le succès que tu devrais jalousement tenter d’imiter se trouve finalement dans des domaines complètements différents du tien, hors concurrence justement !

As-tu pour habitude de « faire la veille » pour rester à l’affût des tendances dans ton domaine d’activité ? Personnellement, je ne le fais pas. J’aurais bien trop peur de me laisser influencer et de perdre de ma personnalité.

Effectivement, je suis de près quelques brillants storytellers ou copywritters, mais pas parce que j’œuvre dans leur domaine ! Tout simplement parce que leurs contenus sont magiques à mes yeux !

Et c’est avec les mêmes étoiles dans les yeux que je scrute ce qui se passe du côté de mes dramas coréens préférés sur Netflix, ou que je m’accorde une pause détente en dévorant certains blogs « humeur ».

L’envie qui t’anime devient positive quand elle te permet de décortiquer une manière de communiquer qui te rend accro, pour en transmettre une part en retour dans tes propres textes.
Utilise l’envie comme un moteur, tu apprendras à la provoquer en retour.


La gourmandise dans un parfait storytelling : t’en reprendras bien une part ?

Si dans la vie la gourmandise peut te jouer des tours au moment de monter sur la balance, dans tes contenus, c’est plutôt gagnant !

Parce que quand tu es gourmand, tu adores que les autres le soient aussi (adieu la culpabilité de se resservir si tout le monde le fait !)
Alors tu prends un malin plaisir à cultiver la gourmandise des autres.

Tu aimes l’idée de faire saliver par tes textes, donc tu choisis judicieusement tes mots. Tu les veux plein de saveurs et d’émotions. Tu parviens à en distiller dans tes phrases et ça c’est bon !

Ajoute le bon assaisonnement dans tes contenus pour leur insuffler de la gourmandise : utilise des expressions imagées, ça relève la sauce !


La luxure du parfait storytelling : so sexy !

L’intérêt de la luxure en matière de rédaction web, ce n’est pas d’évoquer le kamasutra ou autres plaisirs charnels réservés aux adultes avertis. Avoir un esprit ouvert à la luxure, c’est garder un petit côté canaille, un brin de sexy.

Mais c’est quoi un contenu sexy ?
C’est un contenu qui dégage un certain magnétisme : parce qu’il est drôle, parce qu’il est brut, parce qu’il fait vibrer, ou parce qu’il est intense.

Attention ! En matière de style, il n’y a qu’un pas entre sexy et vulgaire. Dans la même veine, en matière de contenus, il n’y a qu’un pas entre attractif et racoleur.

Prendre conscience qu’on t’a hameçonné avec un faux titre accrocheur (les fameux putaclics), c’est comme avoir une touche sur un site de rencontre et découvrir au premier rendez-vous que la photo de ton coup de cœur date de 10 ans, ou pire n’est pas la sienne. Ça n’a rien de sexy !

Ajoute une note sexy dans tes titres, tes visuels, ta présentation, tes contenus, et reste sincère. C’est la promesse luxuriante de séduire ton auditoire.


L’orgueil dans un parfait storytelling : toi en mieux

Il y a une chose à laquelle la quasi-totalité des entrepreneurs est confrontée un jour ou l’autre : le syndrome de l’imposteur. C’est d’autant plus vrai dans le début de ton parcours entrepreneurial.

Cette impression bizarre de ne pas être assez qualifié dans ton domaine peut se rappeler à toi à chaque fois que tu te lances dans la nouveauté. C’est là qu’un brin d’orgueil bien placé peut faire la différence pour ne pas adopter une communication d’imposteur

Tu es novice dans ton domaine ? Tu maîtrises une facette de ton métier mais tu as des lacunes sur certains points ? Et alors ?
Quel que soit ton niveau de compétence, tu seras toujours l’expert de quelqu’un, parce que tu t’informes, parce que tu te formes.
Tu es un expert ! (ça en jette dis comme ça hein ?)
Écris comme un expert ! Exprime-toi librement et la tête haute !

Alors oui, ce n'est pas évident au premier abord. Surtout si tu as tendance à manquer de confiance en toi, ou si tu as un tempérament discret et que te mettre en avant n’est pas dans ta nature.

Tu peux user s’il le faut d’une touche de « fake it until you make it » (littéralement faire semblant jusqu’à ce que ça arrive).

Tu démarres et n’as pas encore eu un seul client ? Rien ne t’empêche de présenter tes meilleurs conseils comme ceux que tu « donnes à tes clients privilégiés ». Tu peux dévoiler « ta plus belle réalisation » même si c’est un travail d’essai que tu as réalisé simplement pour t’entraîner.

Dans tous les cas adoptes une posture fière !
❌  Ne te rabaisse jamais : « Si j’avais plus d’expérience, je ferais… »
❌  Ne doute pas : « Ça ne marchera pas à tous les coups, mais vous pourriez essayer de… »
❌  Ne tends pas le bâton pour te faire battre : « Certains d’entre vous ne seront pas d’accord, mais je pense que… »

Disséminer un peu d’orgueil dans tes textes, c’est simplement faire preuve de conviction.


La paresse du parfait storytelling : il sera encore temps demain !

Tes mots sont le reflet de ta personnalité et traduisent ton histoire. La personne que tu es aujourd’hui est différente de celle que tu seras demain. Dans ce sens, il est important que tu comprennes que rechercher le storytelling parfait, c’est bien, mais ça ne doit pas non plus être une fin en soi. Ne force rien. 

Trouver ton style, comprendre qui tu es et comment le transcrire, ça peut prendre des années. Se mettre la pression aujourd’hui pour mettre en ligne le contenu parfait, c’est risquer de ne rien publier au final, par perfectionnisme. Et s’il y a une paresse bien utile pour avancer dans la publication de tes contenus, c’est vraiment la paresse de devenir parfait.

Un article de blog, une page web, ce n’est pas figé ! C’est modifiable à volonté !
Plus tard, tu pourras ajouter le lien vers ta page à propos qui n’est pas encore rédigée. Dans un mois, dans un an, tu pourras réviser tes articles et enrichir les expressions que tu utilises selon l’identité éditoriale que tu auras développée. Et tu les partageras à nouveau, donnant un second souffle à ton ancien contenu.

Ajouter un zest de paresse dans ta communication, c’est comprendre qu’il vaut parfois mieux que ce soit fait que parfait.

Parce qu’au final, il n’y a pas de storytelling parfait. Il y a simplement celui qui est fait pour toi. Il est composé à la fois de tes talents et de tes faiblesses.

Le vrai péché capital, c’est d’essayer de coller à un style qui pourrait être parfait pour briller dans ton domaine, mais qui ne te fait pas vibrer.

On dit qu’on ne peut pas trouver l’amour si on ne commence pas par s’aimer soi-même. Apprends à aimer ton storytelling imparfait, et d’autres l’aimeront assurément.

Unique ou multiple : 2 exemples de storytelling

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